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Zins Beauchesne et associés à la une !
Avril 2011 Les golfeurs veulent déduire leur swingLes associations de golf du Québec estiment subir de la discrimination. Elles ont joint leur voix à celle de l'Alliance nationale des associations de golf (NAGA), pour une journée de lobbying auprès de députés et ministres du Québec, mardi. « Une entreprise qui invite un client à une ronde sur les verts ne peut la déduire de ses impôts; ce qui n’est pas le cas pour toute autre activité culturelle ou sportive, » explique Jean Trudeau, représentant de NAGA Québec. En vertu de la loi sur l’impôt, une entreprise ne peut déduire les frais de jeu, explique Revenu Québec. Cette loi est en vigueur depuis 25 ans. En revanche, dans un bulletin explicatif publié en 2004, l’institution précise que les repas et boissons consommés dans un club de golf seraient déductibles. Les clubs de golf verraient leur clientèle corporative fuir les parcours pour aller profiter d’autres centres sportifs comme les clubs de tennis, estime M. Trudeau sans pour autant préciser de chiffres. « La clientèle corporative est très difficile à déterminer, explique Michel Zins, président de Zins Beauchesne et associés, une entreprise de conseil en stratégie de marketing. Si nous ne tenons pas compte de l’ensemble des joueurs qui viennent pour entretenir leur réseau de contacts, la clientèle corporative devrait approximativement représenter 20 à 30% de la clientèle totale. » Plus comme avant Les raisons qui ont poussé le ministère à instaurer cette loi ne sont plus tenables aujourd’hui, estime M. Trudeau. « Les législateurs ont sûrement pensé que la clientèle nantie des clubs de golf n’avait pas à bénéficier de crédits d’impôt. C’était le cas, il y a 30 ans. » Près de 1,14 million de Québécois parcourent les terrains de golf aujourd’hui. « Avec un nombre aussi important de joueurs, difficile de prétendre qu’ils proviennent tous de milieux aisés », assure M. Trudeau. « De plus en plus de jeunes s’intéressent au Golf, ajoute le représentant de NAGA. Près de 140 écoles primaires proposent ce sport à leurs élèves cette année. Ce n’est plus un sport de riches. » Le consultant en stratégie de marketing reste sceptique quant aux effets engendrés par la révocation de la loi. « La clientèle corporative n’est pas très flexible. Est-ce que nous pourrions observer une hausse de la fréquentation des clubs de golf si nous pouvions changer la loi? Je n’en suis pas si sûr », explique M. Zins. L’industrie du Golf est en croissance au Québec. « Elle a généré près de 2,6 G$ en ventes directes dans la province l’année dernière soit plus que les revenus des industries du ski, des centres sportifs et des parcs d’attractions combinés, précise Alain Laforge, représentant du NAGA. Près d’un million de Canadiens achètent des forfaits dans l’année et plus de 18 millions d’Américains sont venus profiter des terrains de golf canadiens au cours des deux dernières années. »
Auteure : Caroline Pailliez Source : Canal Argent (http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/04/20110405-173912.html), 5 avril 2011. |

