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Février 2010

Du western toute l'année

Les touristes qui visiteront la région de Mékinac pourront-ils bientôt vivre l'expérience western à longueur d'année ? C'est du moins un des souhaits formulés par le CLD de Mékinac hier, lors de la présentation publique de sa planification touristique stratégique, qui s'appliquera jusqu'en 2014 dans toute la région de Mékinac.

Cette planification a été réalisée par la firme Zins Beauchesne, à la suite d'une consultation auprès de plusieurs entreprises touristiques de la région de Mékinac. De ces consultations, trois grands axes sont ressortis, dont celui de se servir du Festival western comme ancrage et repère, bref d'en faire l'image de marque de la région touristique de Mékinac.

« Il faut bien se rendre à l'évidence que c'est le plus gros produit d'appel touristique de la région. Si nous voulons développer une image régionale touristique, chacun devra s'approprier l'événement », estime Josée Beaudoin, agente touristique au CLD de Mékinac.

Ainsi, chacune des dix municipalités de la MRC serait appelée à embarquer dans le projet sous différentes formes qui resteront à élaborer.

« Si on prend un exemple, on peut penser à une municipalité qui offrirait un ranch où les visiteurs pourraient vivre à l'année longue l'expérience western. Ça peut prendre différents visages, mais l'idée principale est de faire vivre l'expérience western toute l'année, et pas juste durant les journées du Festival western », ajoute Mme Beaudoin.

Pour le moment, il semble que la réponse politique soit bonne, a signalé le directeur général du CLD de Mékinac, Patrick Baril. Un comité « expérience western », qui sera formé de différents intervenants provenant tant de l'organisation du Festival western que de différents milieux touristiques et des affaires de Mékinac, sera bientôt appelé à se pencher sur la question et à proposer des idées.

Plein air

Bien qu'on souhaite mettre l'accent sur le western, on ne délaissera pas pour autant tout ce qui a trait aux activités de plein air, une force de la région de Mékinac en ce qui concerne le tourisme. Le CLD a d'ailleurs élaboré, comme second axe du plan stratégique, de faire connaître Mékinac en misant sur la vaste nature préservée, tranquille et accessible, avec des activités tant sur l'eau qu'en bordure de l'eau, en forêt, l'hiver ou l'été.

Un comité « rivière Saint-Maurice » a d'ailleurs déjà été formé de représentants des trois municipalités riveraines (Trois-Rives, Saint-Roch-de-Mékinac et Grandes-Piles) ainsi que de différents établissements d'hébergement et attraits touristiques du secteur. Leur objectif sera de miser sur le développement du plan d'eau pour le tourisme. Un exercice semblable pourra aussi être fait pour la rivière Batiscan.

D'autres actions seront mises en place au cours des prochains mois. On pense déjà à développer des plans d'eau encore peu développés pour le tourisme, ou encore favoriser le développement des initiatives venant du milieu agro-alimentaire.

L'offre en hébergement et en restauration sera aussi scrutée à la loupe. « Il y a certains endroits où une amélioration pourrait être apportée à la disponibilité de l'hébergement, ou encore à la variété des établissements offerts. Par exemple, sur le territoire, nous avons peu d'hébergement quatre étoiles, qui est un type d'hébergement qui attire souvent une clientèle nouvelle. Pour ce qui est de la restauration, notre objectif serait surtout d'aider nos restaurateurs à miser sur la qualité et varier ce qui est proposé aux touristes », signale Josée Beaudoin.

Par ailleurs, le CLD aimerait plancher, avec l'aide du milieu, à la conception d'un produit novateur culturel qui pourrait même devenir un produit d'appel.

Une première

L'étude menée au printemps auprès de plusieurs entreprises touristiques de Mékinac était une première en plus de 20 ans pour la région. « Nous n'avions pas de données tangibles sur lesquelles s'appuyer pour se doter d'un plan de travail. Maintenant, nous pouvons avoir un portrait plus clair », estime Josée Beaudoin.

De toutes les entreprises touristiques approchées, 33 ont accepté de participer à l'étude, soit 41 % des entreprises touristiques de Mékinac. Parmi ces entreprises, 90 % d'entre elles sont stables ou connaissent une croissance de leurs activités. Ces 33 entreprises embauchent à elles seules 350 personnes dans Mékinac et comptent investir 4,5 millions $ dans l'amélioration de leur offre au cours des trois prochaines années.

« Quand on regarde ces chiffres, on se rend vite compte que ça vaut vraiment la peine d'appuyer nos entreprises touristiques. D'ici 2014, le CLD augmentera de 40 % son budget alloué au développement touristique », ajoute Patrick Baril.

Auteur : Paule Vermot-Desroches

Source : Le Nouvelliste, 11 février 2010, p. 3