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Zins Beauchesne et associés à la une !
Octobre 2009 Godbout exige un moratoire de deux moisEn raison « d'informations contradictoires », le candidat à la mairie François Godbout exige un moratoire de deux mois sur toutes les décisions concernant Omaterra, le Grand Spectacle de l'eau. « Bien que les retombées de ce projet me semblent intéressantes, les informations que je possède jusqu'à maintenant ne me rassurent pas complètement sur sa rentabilité », explique M. Godbout dans un communiqué. Le candidat croit qu'il faut éviter que la Ville de Sherbrooke ait à absorber un futur déficit récurrent engendré par des prévisions « trop optimistes ». « C'est le prochain conseil qui sera imputable, fait-il valoir en entrevue à La Tribune. C'est une question de gros bon sens. » M. Godbout estime que la Ville doit attendre l'actualisation de l'étude de marché de la firme Zins Beauchesne avant d'injecter de nouvelles sommes dans ce projet, ce qui rejoint la position du conseiller municipal dissident Jean-François Rouleau. L'étude devrait être actualisée d'ici la mi-novembre. Le candidat à la mairie presse les élus de ne pas engager davantage « la Ville et sa population » dans ce projet lors de la dernière rencontre du présent conseil municipal, ce soir. « Le prochain conseil municipal devra d'abord être convaincu que ce spectacle sera rentable par lui-même », indique-t-il. Il y a deux semaines, le conseil municipal a autorisé des dépenses totalisant 300 000 $ dans le cadre du Grand Spectacle de l'eau. Le directeur général de la corporation Sherbrooke, Cité des rivières, Denis Bernier, avait expliqué à La Tribune que ces dépenses ne pouvaient pas être retardées sans remettre en question le lancement du spectacle extérieur, prévu au début de juillet 2010. À ce sujet, le candidat François Godbout juge qu'un moratoire de deux mois ne compromettrait pas le lancement à la date prévue, quitte à ce que les organisateurs mettent les bouchées doubles une fois qu'ils auront obtenu l'approbation du nouveau conseil municipal. M. Godbout devait rencontrer Denis Bernier à ce sujet, hier après-midi. Par ailleurs, n'en déplaise au spécialiste Luc Fournier, la corporation Sherbrooke, Cité des rivières maintient que ses prévisions par rapport à Omaterra sont tout à fait réalistes. « C'est loin d'être optimiste », assure Denis Bernier, directeur général de la corporation, et il n'est pas question de faire marche arrière. Le contenu original de ce nouveau produit touristique mettant l'eau en valeur sera dévoilé cet automne. Selon l'étude de marché d'avril 2008 menée par Zins Beauchesne au coût de 32 000 $, « on attend 23 000 spectateurs aux 32 représentations prévues pour l'an 1 », rappelle M. Bernier. Il s'agit d'une moyenne de 800 entrées par soir. Une autre étude de la même firme sera effectuée en octobre, au coût de 20 000 $. Auteur : David Bombardier Source : La Tribune, 1er octobre 2009, p. 9 |

