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Zins Beauchesne et associés à la une !
Mai 2009 Drummondville est prête à se battre« On ne se tassera pas parce que Sherbrooke a un projet semblable au nôtre, car s'il ne doit y avoir qu'un seul Centre de foires, c'est en toute logique à Drummondville qu'il doit être », a déclaré la mairesse Francine Ruest-Jutras. « Nous sommes prêts. Nous sommes propriétaires d'un terrain d'un million de pieds carrés, situé près des restaurants et des hôtels, et nous pouvons commencer à construire demain matin », a affirmé Martin Dupont, directeur général de la Société de développement économique de Drummondville (SDED). « Nonobstant les promesses faites par les politiciens, notre projet, s'il est évalué pour des raisons économiques, va dépasser la dimension strictement politique », de renchérir Jean Shooner, conseiller municipal et membre du conseil d'administration de la SDED. C'est l'essentiel des commentaires qui ont été entendus hier matin lors de la conférence de presse dévoilant les faits saillants de l'étude d'impact, réalisée par la firme indépendante de Zins Beauchesne et associés, sur le projet d'implantation d'un Centre de foires à Drummondville sur le terrain de l'ancienne exposition agricole, récemment acquis par la SDED au coût de 2 millions $. Ce projet, qui a fait l'objet d'une acceptation par le conseil municipal à sa séance publique du 4 mai dernier, prévoit un investissement total de 18,5 millions $ pour un bâtiment de 75 000 pieds carrés de surface brute et de 60 000 pieds carrés de surface d'exposition nette. L'ouverture est prévue à l'automne 2010 et une demande d'aide financière vient d'être déposée au Fonds Chantiers Canada-Québec. Plus spécifiquement, les objectifs de l'étude étaient d'évaluer l'offre, la demande et les besoins pour des expositions grand public et foires commerciales, d'analyser les grandes tendances dans les secteurs des congrès, événements, expositions grand public et des foires commerciales, d'évaluer le marché disponible et le potentiel d'attraction pour la ville de Drummondville, de dégager les facteurs clés de succès à rencontrer et d'évaluer la rentabilisation et les retombées potentielles. De souligner Mme Ruest-Jutras : « Drummondville profite d'une localisation géographique stratégique. Elle est située à des distances relativement courtes des plus grands centres économiques et institutionnels, elle est à mi-chemin et facile d'accès des villes de Québec et de Montréal via l'autoroute 20, des villes de Trois-Rivières et Sherbrooke via l'autoroute 55. Elle est à moins de 90 minutes de voiture de 70 % de la population du Québec. Elle possède une gare permettant la liaison avec Montréal et Québec. » Demande de soutien « Depuis le temps qu'on loue le dynamisme socio-économique de Drummondville, le temps est venu de nous soutenir pour la réalisation de ce projet qui est un dossier majeur pour le futur de Drummondville. Ici aussi on paie des impôts », a-t-elle dit. « Au Centre-du-Québec et en Mauricie, aucune installation adaptée avec une surface de plus de 20 000 pieds carrés utiles n'est disponible, ce qui n'est pas le cas à Sherbrooke », a expliqué M. Dupont. Reconnaissant, en marge d'une question posée par La Tribune, que plusieurs projets Drummondvillois piétinent au niveau des gouvernements supérieurs, nommément le Centre Mère-Enfant à l'Hôpital Sainte-Croix et l'agrandissement du Centre culturel, la mairesse a rétorqué que « là, il est temps d'articuler de solides représentations. Le milieu est unanime. Il est certain que sans aide financière, nous ne pourrons pas y arriver ». L'étude prévoit qu'un bénéfice d'exploitation pourrait être dégagé au cours de la troisième année avec un objectif de Illustration(s) : Le Centre de foires de Drummondville, dont les autorités ont présenté la maquette hier, générerait des retombées économiques de plus de 10 millions $ par année. Auteur : Jean-Pierre Boisvert Source : La Tribune, 12 mai 2009, p. 9 |

