Zins Beauchesne et associés à la une !
 

Septembre 2009

Des dépenses de 300 000 $ autorisées avant la mise à jour de l'étude de marché

Une mise à jour de l'étude de marché d'Omaterra, le Grand Spectacle de l'eau sera réalisée au cours des prochaines semaines, a appris La Tribune. La corporation Sherbrooke, Cité des rivières n'a toutefois pas l'intention d'attendre l'actualisation de cette étude avant d'engager d'importantes dépenses liées à son projet d'envergure.

D'ici la fin octobre, la firme Zins Beauchesne réévaluera notamment si les spectacles gratuits offerts à Québec auront des impacts sur l'affluence estimée d'Omaterra et si le prix du billet, fixé à 44 $ par adulte, doit être revu à la baisse.

L'étude de marché actualisée devrait être terminée à la mi-novembre. Le conseil municipal de Sherbrooke a néanmoins autorisé, lundi, des dépenses totalisant 300 000 $ dans le cadre du Grand Spectacle de l'eau (voir autre texte).

Le mandat d'actualisation a été octroyé la semaine dernière par le conseil d'administration de la Cité des rivières, producteur du spectacle extérieur qui doit prendre l'affiche en juillet prochain dans la gorge de la rivière Magog, au centre-ville de Sherbrooke.

« C'était prévu depuis longtemps qu'on fasse cette mise à jour-là », affirme le directeur général de la corporation, Denis Bernier. Les critiques du conseiller municipal Jean-François Rouleau, qui a qualifié le plan d'affaires d'irréaliste l'été dernier et qui est souvent revenu à la charge par la suite, n'auraient rien à voir avec cette décision. « On ne s'est pas du tout laissés influencer par ça », soutient M. Bernier.

« Le but visé, c'est de valider les chiffres une dernière fois avant d'investir dans les infrastructures du spectacle », explique-
t-il.

L'étude de marché initiale a été réalisée par Zins Beauchesne en avril 2008, soit avant le 400e anniversaire de Québec et les spectacles gratuits (Moulin à images et Cirque du soleil qui sont maintenant offerts dans la Vieille Capitale.

« Notre budget est basé sur une affluence de 23000 spectateurs pour l'an 1. Est-ce que ça tient encore la route ? L'étude va réévaluer la demande en tenant compte de la concurrence, de la mauvaise température et des gens qui quittent le Québec en été pour passer leurs vacances dans le Sud. Au passage, on va valider le prix du billet. S'il y a lieu de faire des correctifs, on les fera. »

Plusieurs événements du genre au Québec ont connu un été difficile. « Malgré une baisse d'achalandage et son éloignement par rapport à Montréal, Saguenay [NDLR: avec la présentation des Aventures d'un Flo] a attiré 21 000 spectateurs », précise à ce sujet Denis Bernier. C'est pratiquement l'affluence prévue pour Omaterra l'été prochain. Tout est une question d'offre, estime M. Bernier.

Rappelons qu'en juillet, le producteur délégué d'Omaterra, Christian Morrissette, avait affirmé que le plan d'affaires du projet ne pourrait être plus conservateur. Les revenus annuels moyens projetés étaient alors fixés à 1,8 M $.

« Les paramètres sont extrêmement réalistes compte tenu de la situation économique. On a mis le pire des scénarios et on fait nos chiffres », avait-il insisté, en précisant que des spectacles gratuits existaient avant ceux offerts à Québec. Pour que le Grand Spectacle de l'eau fasse ses frais, une moyenne d'environ 800 spectateurs par représentation sera nécessaire. Entre 32 et 36 représentations sont prévues chaque été, à raison de quatre soirs par semaine. À moins d'un changement, les billets coûteront 44 $ pour les adultes et 22 $ pour les enfants.

Auteur : David Bombardier

Source : La Tribune, 23 septembre 2009, p. 6