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Zins Beauchesne et associés à la une !
Octobre 2009 10 façons d'augmenter le rayonnement de son site Internet
GARDER LE CONTACT AVEC SES CLIENTS Attirer l'attention Les façons de faire évoluent rapidement. « Les réseaux sociaux offrent beaucoup d'occasions de se promouvoir. En revanche, on court le risque de se perdre et de se lancer dans des initiatives improvisées pour être dans le coup », dit Michel Zins, président de Zins Beauchesne. Il faut avoir son client à l'esprit avant de commencer à communiquer dans tous les sens et avec tout le monde. En multipliant les canaux et les cibles, on risque de brouiller le message. Créer de la valeur Pour quelle raison le client devrait-il faire affaire avec moi plutôt qu'avec un concurrent ? Cette question devrait être écrite en lettres d'or sur les murs de votre bureau. La valeur repose sur les avantages concurrentiels de l'entreprise. Travailler sur sa compétitivité, ancrer l'innovation dans l'entreprise, observer les concurrents et rester en communication sont autant de manières de s'assurer de maintenir cette valeur. Établir l'image Grâce aux médias sociaux, le consommateur peut parler de vous et rapidement vous redéfinir. Si la perception est mauvaise, l'impact sur l'image peut être considérable. Il y a quelques mois, Tim Hortons a déclenché une avalanche de courriels outrés aux États-Unis en acceptant d'appuyer une manifestation organisée par un groupe homophobe. « L'entreprise doit continuer à contrôler et à bien définir ce qu'elle souhaite que les gens pensent d'elle. Quels mots viennent à l'esprit quand on prononce le nom d'une société ? Trop peu d'efforts sont consacrés à définir et maintenir cette image essentielle », souligne M. Zins. Définir la promesse Lancer un slogan sans avoir une réelle promesse pour soutenir le message crée des attentes et engendre de l'insatisfaction chez la clientèle. Les Ailes de la mode n'ont pas survécu au décalage entre leur discours populaire et leur positionnement haut de gamme. Cela risque d'arriver quand on s'écarte de sa mission. L'outil technologique est alors utilisé comme un moyen désespéré pour tenter de ramener le client perdu. Fixer le juste prix Le prix du produit est un élément important. Starbucks, qui s'était vantée de vendre un café trois fois plus cher qu'ailleurs, a dégringolé. Crise financière ou de confiance ? Toujours est-il que l'entreprise a dû fermer près d'un millier de succursales aux États-Unis. Il y a une limite au prix qu'on peut exiger, surtout quand la concurrence est féroce. LES PME QUÉBÉCOISES ONT DE LA DIFFICULTÉ À RENTABILISER LE POTENTIEL DES TI Les entreprises québécoises ont du mal à intégrer Internet dans leurs processus de gestion. Presque toutes les PME sont branchées à Internet et plus de la moitié ont un site Web. Pourtant, les usages ne suivent pas. C'est le constat qui ressort de l'enquête NetPME réalisée par le CEFRIO auprès de 1 800 PME québécoises. Le taux de branchement a augmenté de 2 % par rapport à la précédente enquête, effectuée en 2007. De plus, les PME sont plus nombreuses à avoir opté pour la haute ou très haute vitesse. Alors qu'il y a deux ans, la moitié d'entre elles possédaient un site Web, elles ne sont encore que 56 % à avoir leur vitrine en ligne aujourd'hui. « Il y a eu beaucoup d'investissements, mais des progrès considérables restent à faire dans l'appropriation des technologies. L'usage n'est pas optimal pour répondre à des scores de rentabilité satisfaisants », déclare Najoua Kooli, directrice de projet au CEFRIO. Les fonctions d'affaires manquent Les sites Web se limitent encore trop souvent à être des vitrines. À peine le quart d'entre eux disposent de fonctionnalités d'affaires, comme des offres d'emploi, un catalogue électronique, la possibilité de commander ou du service à la clientèle en ligne. Tandis que 25 % des usagers font des achats en ligne, seulement 13 % des PME québécoises leur offrent cette fonction. Pourtant, 30 % d'entre elles proposent un catalogue virtuel. Près de 30 % des Québécois utilisent les réseaux sociaux, mais à peine 5 % des entreprises ont des blogues sur leurs sites Web. « On ne répond pas à l'évolution du client. Conséquence : le décalage se creuse entre le comportement du consommateur et ce que lui offre l'entreprise », dit Mme Kooli. Bien que la majorité des PME québécoises aient informatisé leurs processus de gestion comptable, financière et de la paie, plus de la moitié n'ont pas intégré ces processus entre eux. « Ces services ne se parlent pas. Or c'est censé être la force de ces applications. Cela fait la différence entre une technologie rentable et des outils qui coûtent cher sans donner les résultats escomptés », souligne-t-elle. Technologies gadgets Ce n'est pas tant une question de coûts que de connaissances, de sensibilisation et surtout de structures. Trop de technologies restent ainsi à l'état de gadget et ne sont pas inscrites dans la stratégie de développement de l'entreprise. Le retard des PME québécoises en regard de l'usage des TI se retrouve aussi dans les ressources humaines. Moins de la moitié des entreprises disposent d'une personne ressource en TI à l'interne. On manque donc d'expertise pour mettre en contact l'ensemble des moyens technologiques, mais également pour accompagner et sensibiliser les équipes à tous les niveaux. Pourtant, les possibilités abondent pour franchir le pas sans défoncer son budget. Les logiciels libres, offerts gratuitement sur Internet, les blogues, les sites transactionnels, les médias sociaux sont autant de moyens de s'afficher sans qu'il en coûte un sou. L'enjeu est de taille. Plus de la moitié des 18-35 ans fonctionnent aujourd'hui en mode collaboratif pour consommer ou encore chercher du travail. Faute d'avoir adopté les outils qui permettent d'interagir en temps réel, beaucoup d'entreprises risquent donc de manquer le rendez-vous avec leur cible. Auteur : Carole Le Hirez Source : Affaires, 17 octobre 2009, p. A4 |

