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Zins Beauchesne et associés à la une !
Novembre 2007 Une forêt à double tranchantAvec une crise sans précédent qui rappelle une trop grande dépendance de l'économie à la forêt, celle-ci demeure pourtant un atout majeur pour le développement de la région haute-mauricienne. C'est du moins le paradoxe qui ressort de la planification stratégique du Haut-Saint-Maurice lancée hier soir en grande pompe, à La Tuque, dans un esprit de motivation positive et ce, devant plus de 200 personnes réunies au Complexe culturel Félix-Leclerc. Fruit de trois ans de travail réalisés en commun par quelque 150 intervenants du milieu, le document d'une centaine de pages dresse un bilan honnête des forces et faiblesses de la région avant d'en arriver à un plan d'action qu'on jure vouloir appliquer. « La forêt présente un potentiel incroyable », a déclaré l'économiste de la firme responsable de l'étude, Zins Beauchesne et associés, Pierre Rochon. Mais, du même souffle, il reconnaît le besoin d'une diversification économique. Un tableau éloquent de cette réalité est celui des principaux employeurs avec, en tête de liste, Smurfit-Stone. Or, les Par contre, l'immensité du territoire, la richesse de la nature et la bonne santé du jardin forestier figurent dans la colonne des points positifs. D'ailleurs, le positionnement proposé est le suivant : capitale du plein air et de la nature. Pour l'instant, le Haut-Saint-Maurice doit composer avec des perspectives de déclin démographique de l'ordre de 15,8 % d'ici 2026, pour une population qui frôlera alors les 13 500, un taux de chômage de 12,8 %, selon les chiffres de 2001, et une proportion de jeunes sans certificat d'études secondaires de l'ordre de 45 %. Si les malheurs de l'économie traditionnelle ne sont pas propres à la région latuquoise, on y remarque toutefois une résistance particulière au changement, un fort individualisme, une absence de synergie avec la communauté autochtone et des carences dans l'organisation du développement économique. D'où, dans ce dernier cas, la beauté de cet exercice de concertation qui va déboucher sur les travaux d'un comité de suivi, tous s'entendant pour dire qu'il n'est pas question de laisser dormir pareil outil « sur les tablettes ». « Tout le monde travaillait fort, mais on travaillait beaucoup en silos », a fait remarquer M. Rochon. Oui, les difficultés du secteur forestier, avec ses coûts d'approvisionnement et ses marchés, constituent une menace pour le futur, tout comme la disponibilité de main-d'oeuvre qualifiée, mais, souligne-t-on, la région dispose d'atouts tels que de nombreuses initiatives à saveur économique et des opportunités de développement avec, entre autres, Kruger et Remabec. Reconnaître certaines faiblesses spécifiques et faire preuve d'ouverture, s'orienter résolument sur le développement et susciter la mobilisation et la concertation : voilà les facteurs de succès identifiés dans le rapport. Quant aux axes d'intervention, on en dénombre cinq : améliorer les services à la population, stimuler le développement et la diversification économique, assurer le rayonnement du territoire, améliorer la dynamique de développement et, finalement, renforcer l'attractivité du territoire. Et dans ce dernier volet, il y a l'idée de développer une attitude positive et un sentiment de fierté chez les citoyens. D'où cette invitation à signer un contrat social dans lequel ils s'engagent maintenant à faire la différence et cette conférence du motivateur Guy Bourgeois, misant sur le thème de la soirée « Fais-le maintenant ». « Le succès est dans nos gènes, il faut créer un environnement favorable, être motivé et foncer », a-t-il suggéré, évoquant le changement de contexte et rappelant l'importance de travailler en équipe. Auteur : Marc Rochette Source : Le Nouvelliste, 22 novembre 2007, p. 20 |

