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Zins Beauchesne and Associates in the News!
Mars 2011 Des millions pour le centre-ville ?Sans tambour ni trompette, la Ville de Gatineau vient d'amorcer une importante réflexion devant mener à l'adoption d'une nouvelle formule en matière de développement commercial sur son territoire. La revitalisation du centre-ville de Gatineau mobilisera de plus en plus d'énergie au cours des prochaines années. La Ville vient d'amorcer une importante réflexion quant aux moyens pris par la municipalité depuis 2003 pour revitaliser les différentes rues principales de son territoire. Des travaux récemment menés par une firme spécialisée viennent à la conclusion qu'il faudra plus d'argent et plus d'efforts pour relever le défi de revitaliser le centre-ville de Gatineau. Certains, comme Vision centre-ville estiment que la formule d'une corporation de développement, mieux financée et mieux équipée serait la solution à privilégier par la Ville. LeDroit a appris qu'en novembre dernier, Gatineau a réuni, en privé, des représentants de chaque association de rue principale, quelques élus et l'entière direction du service d'urbanisme de la Ville pour faire un bilan de sa stratégie de revitalisation commerciale adoptée en 2003. La firme retenue par la Ville pour mener à bien les travaux, Zins Beauchesne, a aussi comparé la formule privilégiée par Gatineau depuis sept ans à ce que d'autres villes comme Trois-Rivières, Drummondville, Sherbrooke, Québec, Portland et Ottawa ont mis en place pour revitaliser avec succès leur centre-ville. Finalement, cette firme doit proposer à la Ville de Gatineau une toute nouvelle formule de revitalisation commerciale d'ici le printemps. Le service des communications de la Ville de Gatineau a refusé de rendre public les informations concernant cet exercice. Une présentation doit être faite en comité plénier plus tard ce printemps, a-t-on indiqué. Il a cependant été possible d'apprendre de plusieurs sources qu'une des conclusions de l'exercice souligne que les ressources financières mises à la disposition des associations ne sont pas suffisantes. Il a aussi été constaté que la formule adoptée par la Ville en 2003 n'a pas permis aux différentes associations de rue principale de s'établir comme maître d'œuvre en matière de revitalisation. Le manque de présence sur le terrain de la part de la Ville a aussi été dénoncé. Plus positivement, ces organismes ont toutefois joué un rôle de partenaire important dans plusieurs dossiers et ont multiplié les efforts pour faire de l'animation et de la mobilisation dans leur quartier respectif. Différent dans le centre-ville Le président de Vision centre-ville, Marc Godin, explique que les représentants des associations se sont aussi entendus sur le fait que la situation dans le centre-ville de Gatineau est différente et nécessite une formule distincte que celle des associations de rue principale. « Tous affirment que si la municipalité est le moindrement sérieuse dans son objectif de faire un centre-ville culturel digne des grandes villes québécoises, elle devra investir beaucoup plus d'efforts et d'argent dans la revitalisation », dit-il. Actuellement, Vision centre-ville reçoit un budget de 110 000 $ par année pour mener à bien ses activités. « La Ville saupoudre, affirme M. Godin. C'est juste assez de corde pour se pendre avec et c'est ce qu'on est en train de faire. On est la quatrième ville en importance au Québec, la vitrine du Québec sur la capitale fédérale. Si la Ville a la prétention de faire un vrai centre-ville ludique, culturel et dynamique, ça va prendre beaucoup plus. » Marc Godin est d'avis que la solution pour redynamiser le centre-ville passe par la création d'une corporation de revitalisation mieux appuyée financièrement et techniquement que l'association de rue principale actuellement en place. « Les villes qui ont réussi à revitaliser leur centre-ville avec succès ont investi en moyenne 5 millions $ en trois ans dans leur corporation, dit-il. Ces organismes disposaient en moyenne de quatre employés à temps plein. On retrouve dans ces corporations des spécialistes en urbanisme, des démarcheurs pour attirer des commerçants, des élus et plusieurs spécialistes qui travaillent tous ensemble pour réaliser des projets de revitalisation. » Les élus contactés par LeDroit ne se sont pas compromis sur cette formule, mais M. Godin croit fermement que la Ville va se rendre compte que le modèle actuel ne fonctionne pas. « À mon avis, c'est imminent, dit-il. C'est ce qui s'en vient pour le centre-ville. C'est le constat que la Ville va faire. Elle n'a pas le choix d'augmenter ses efforts si elle est sérieuse dans l'atteinte de ses objectifs. » Auteur : Mathieu Bélanger Source : Droit (Gatineau), 16 mars 2011, p. 2. |


