Zins Beauchesne and Associates in the News!
 

2 novembre 2010

Une industrie aussi importante que celle de la motoneige

Le noble et majestueux cheval n'est pas qu'un formidable moyen de déplacement aux utilités multiples : c'est aussi un puissant moteur économique.

Une étude exhaustive réalisée l'an dernier par la firme Zins Beauchesne et associés montre qu'un parc de quelque
117 000 chevaux au Québec a entraîné des dépenses d'entretien de 665,1 millions $ en 2007-2008. Le produit intérieur brut (PIB de la province s'est en outre enrichi de 520,6 millions $ et l'industrie équine représente 10 968 emplois directs.

Le cheval au Québec a une importance économique équivalente, voire meilleure sur certains points, que la vrombissante motoneige. Celle-ci, dans le bon hiver de neige de 2005, a occasionné de la part de ses 84 208 propriétaires des dépenses de 722,6 millions $. Cependant, son PIB est moindre que pour le cheval, à 455,8 millions $, et les emplois aussi, avec
8 374 personnes.

Dans le seul secteur des loisirs et des sports sur lequel La Tribune s'est penchée davantage (NDLR: les autres secteurs sont l'élevage et les courses), les dépenses directes ont été de 550,6 millions $ en 2007-2008, pour un PIB de 420,3 dont
33,9 millions $ en Estrie et 47,8 millions $ au Centre-du-Québec.

Avec plus de 3 000 écuries publiques et privées, dont 440 sur le territoire couvert par La Tribune, l'industrie du cheval donne du travail directement à près de 1 000 personnes pour les deux régions.

« On a quasiment été surpris nous-mêmes de l'impact économique de l'industrie du cheval. C'est aussi une bonne vache à lait pour les gouvernements car les différentes taxes sur les produits et services leur rapportent plus de 95 millions $, dont 61 millions $ au gouvernement du Québec et ce, pour le seul secteur des loisirs et sports. C'est considérable. Et c'est un plus dans l'occupation du territoire rural et périurbain », signale Renée Lévesque, de la Filière cheval du Québec, qui a commandé l'étude économique.

Reconnaissance en agroloisir

Cet organisme agroalimentaire, chargé de concerter les actions de l'ensemble des intervenants dans le monde du cheval au Québec, déplore cependant l'absence de reconnaissance du gouvernement.

« On voudrait que l'industrie du cheval ait un statut agricole spécifique, du genre agroloisir. La reconnaissance agricole existe pour les éleveurs mais c'est une petite portion de l'industrie du cheval », dit Mme Lévesque.

« Cette industrie doit continuellement faire face à une difficile dualité : les activités équestres ne sont pas reconnues dans le milieu agricole car le gouvernement estime qu'elles sont de nature commerciale et l'industrie du cheval ne trouve pas non plus sa place en milieu urbain car on la considère à vocation rurale. Bref, pour pouvoir mieux se développer, l'industrie du cheval devrait pouvoir compter sur un statut convenant à sa réalité moderne et adapté à ses besoins », estime
Mme Lévesque.

« Compte tenu de l'impact économique et des énormes services que rend le cheval à tout point de vue, il nous semble que les ministères, les commissions scolaires, les municipalités et les MRC devraient voir en lui un outil dans la réalisation de leurs mandats. Pour nous il est clair que le cheval est un excellent allié dans la quête du développement durable », a aussi confié cette intervenante de la Filière cheval du Québec.

Auteur : François Gougeon

Source : La Tribune, 2 novembre 2010, p.4