Zins Beauchesne and Associates in the News!
 

Octobre 2007

Des obèses réclament l'accès à une chirurgie à l'estomac pour s'en sortir

La Coalition contre l'obésité morbide entend faire pression sur le gouvernement du Québec afin que les 3 500 personnes actuellement sur les listes d'attente obtiennent la chirurgie bariatrique dont elles rêvent pour retrouver un poids normal et reprendre confiance en elles-mêmes.

À l'heure actuelle, les chirurgies bariatriques sont limitées à 1 000 par année au Québec.

Forte d'un sondage mené auprès de 1 011 personnes souffrant d'obésité morbide, la coalition entend en déposer les résultats auprès du ministre de la Santé dans le but de combattre les préjugés tenaces à l'égard des obèses morbides et de démontrer que leur état de santé entraîne des coûts importants.

« C'est un problème de société : l'accessibilité à la malbouffe, le manque d'exercice. C'est une roue qui tourne en fait », a déclaré Josée Roy, cofondatrice de la coalition. À un moment donné, on atteint un point de non-retour où un simple régime ou une simple prise en charge, comme faire davantage d'exercice, ne suffit plus.

« Un isolement se crée et plus on est dépressif, plus on mange et on se ramasse au bout de deux, trois, quatre, cinq ans avec un surpoids de 100, 150, 200 livres, 300 livres dans certains cas. On ne peut plus se déplacer, on n'a plus de support, de soutien et on est laissé pour compte », a-t-elle ajouté.

Neuf hôpitaux québécois, où pratiquent 20 chirurgiens spécialisés, offrent la chirurgie bariatrique. La coalition évalue à 200 000 le nombre d'obèses morbides au Québec.

Une personne est considérée obèse morbide lorsque son indice de masse corporelle - calculé en divisant le poids de la personne par le carré de sa taille - est de 40 et plus, comparativement à 8 à 20 pour un individu de poids normal.

Le sondage en question démontre que seulement 20,6 pour cent des personnes sondées participent activement à un réseau d'entraide.

« Il y en a très peu qui participent activement à un groupe de soutien. Il y a une méconnaissance des réseaux d'entraide existants », a commenté Claire Naboulet, de la firme de recherche Zins Beauchesne.

« On a affaire à des personnes qui ont une mauvaise image d'elles-mêmes. On peut toujours dire qu'il faut qu'elles se prennent en main, mais elles sont malades », a-t-elle ajouté.

La chirurgie bariatrique est « un ultime recours quand on voit constamment son poids faire le yo-yo. Il arrive qu'à un moment donné, au bout de dix ans, on ne voit plus la lumière au bout du tunnel et on se tourne vers une chirurgie bariatrique », a indiqué Mme Roy.

« Il y a plusieurs raisons pour lesquelles on devient obèse morbide : c'est physique, psychologique, génétique, c'est l'anxiété », a fait valoir Jennifer Schultz, cofondatrice de la coalition.

« J'ai bataillé avec mon poids toute ma vie. J'ai finalement eu recours à la chirurgie et ça a changé ma vie de façon permanente », a-t-elle assuré.

Auteur : Rollande Parent

Source : http://www.matin.qc.ca/articles/20071010133633/chirurgies_bariatriques_coalition_contre_lobesite_morbide_entend_faire_pression_sur_gouvernement.html

Actualités nationales, 10 octobre 2007