
News center
|
Zins Beauchesne and Associates in the News!
Juillet 2005 Les transformateurs s'apprêtent à afficher la valeur nutritive de leurs produitsLes entreprises du secteur de la transformation alimentaire feront la file cet automne chez leurs spécialistes de l'emballage et de la commercialisation car, dès janvier 2006, leurs produits devront afficher leurs valeurs nutritives. Le tableau des valeurs nutritives tel que recommandé par Santé Canada doit énumérer la teneur en calories et en 13 autres nutriments clés contenus dans une quantité précise et raisonnable d'aliment. Et pour la première fois au Canada, le transformateur alimentaire peut y afficher des allégations santé qui établissent un rapport entre la saine alimentation et certaines maladies telles l'hypertension, le cancer, l'ostéoporose et les maladies du cœur. Les grands transformateurs canadiens affichent depuis le milieu des années 80 les valeurs nutritives de leurs produits, mais les renseignements et les présentations varient d'une marque à l'autre. L'opération d'étiquetage nutritionnel obligatoire et normalisé est en marche depuis près de sept ans. Elle concerne à la fois la commercialisation des produits et l'information communiquée aux consommateurs au moment précis où ils décident de leurs achats. « Les deux tiers des consommateurs considèrent le contenu nutritionnel comme un critère d'achat important, dit Renée Dubé, de la firme d'analyse et de planification marketing Zins Beauchesne et associés. Les gens lisent les étiquettes. » Les ressources en jeu L'enjeu est à la fois commercial et social. Santé Canada estime à 6,6 milliards de dollars (G$) par an le fardeau économique de la mauvaise alimentation, dont 1,8 G$ en coûts directs de santé. Selon le ministère fédéral, les nouvelles étiquettes nutritionnelles feront épargner en 20 ans environ 5 G$ en dépenses de santé directes et indirectes dans le traitement de certains types de cancer, du diabète, de maladies coronariennes et d'accidents vasculaires cérébraux. Dans l'immédiat, les entreprises mobilisent d'importantes ressources afin de se préparer. La date butoir pour les entreprises de transformation dont le chiffre annuel brut dépasse le million de dollars a été fixée à janvier 2006. Les entreprises de plus petite taille ont un délai supplémentaire d'un an : elles devront donc se conformer à la nouvelle réglementation au plus tard en janvier 2007. Le Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ) estime le coût moyen d'une analyse de laboratoire pour établir la liste des ingrédients et leur valeur nutritive entre 800 et 1 000 $ par produit. Un transformateur peut avoir plusieurs marques de produit et plusieurs recettes et, à chaque modification, à chaque nouveauté, l'analyse devra être refaite. « C'est un défi, affirme Christine Jean, directrice technique au CTAQ. Et ce sera franchement difficile dans le cas d'un petit transformateur ou d'un atelier artisanal. » La situation se complexifiera encore un peu si le transformateur exporte ses produits aux États-Unis, où les exigences relatives à l'étiquetage nutritionnel sont différentes et exprimées en d'autres unités de mesure. LES MARQUES « BIO » DEVRONT ÉVITER LA CONFUSION Les marques de commerce aux prétentions biologiques devront préciser sur leur étiquette que leur produit, malgré son identité, ne provient pas d'une production agricole biologique. En effet, le Conseil des appellations agroalimentaires du Québec (CAAQ) vient d'énoncer cette nouvelle exigence afin d'éviter que le consommateur ne soit induit en erreur par la marque de commerce qui utilise le mot bio ou une référence à l'appellation biologique. Un attrait certain L'attrait de cette appellation auprès des consommateurs ne se dément pas. La Filière biologique du Québec, l'organisme de concertation et de développement du secteur des aliments bio, estime à 30 % la croissance annuelle des marchés de consommation en Amérique du Nord. Cependant, la multiplication des produits agricoles ou alimentaires identifiés par une marque de commerce suggérant des prétentions biologiques peut semer la confusion, voire une concurrence déloyale à l'égard des produits qui ont obtenu la certification biologique. L'an dernier, le CAAQ a recensé 262 marques de commerce fautives. À compter de janvier 2007, toute entreprise qui commercialise son produit sous une marque de commerce qui fait référence à une appellation biologique devra indiquer clairement sur l'étiquette, sur le matériel publicitaire ou sur les présentoirs que ce produit « ne résulte pas d'un mode de production biologique » ou « ne contient aucun ingrédient issu du mode de production biologique ». Le délai d'application a pour but de laisser suffisamment de temps aux entreprises concernées pour s'y conformer. Au Québec, le mot bio ou l'expression production biologique en alimentation constitue une appellation réservée et elle est la seule qui ait été accordée à ce jour en vertu de la Loi sur les appellations réservées. Auteur : Alain Duhamel Source : Les Affaires, samedi, 30 juillet 2005, p. 22 |


