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Juin 2005 Le centre-ville doit s'attaquer à son image négativeMême si de nombreuses interventions ont redonné du lustre au centre-ville de Sherbrooke au cours des dernières années, les citoyens de la banlieue croient encore que celui-ci est tout simplement mort. C'est à cette perception fort négative que doivent notamment s'attaquer les acteurs du centre-ville. « Il faut que le jello prenne », a résumé hier le directeur général de la Corporation de développement du centre-ville, Gilles Marcoux, alors qu'il prenait la parole dans le cadre des quatrièmes Rencontres du centre-ville. Deux fois plus de participants que l'an dernier, soit une centaine, ont pris part à cette activité qui se veut le rendez-vous annuel tout désigné pour redéfinir les priorités des prochaines années en terme de développement du coeur de la municipalité. Clairement, le centre-ville doit se démarquer avant tout en confirmant sa vocation culturelle et récréotouristique auprès des Sherbrookois et des touristes. Plusieurs experts invités ont fait ce constat, qui a d'ailleurs été repris par le maire Jean Perrault lors de son allocution de clôture. « La culture, c'est un véritable pilier pour assurer l'essor du centre-ville », a affirmé M. Perrault. « Le centre-ville ne pourra jamais rivaliser avec les centres commerciaux, c'est peine perdue, a renchéri le directeur de l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal, Gérard Beaudet. Le centre-ville doit miser sur le ludique et le culturel, l'ambiance. Sur ces points, rien ne peut accoter les centres-villes. » À ce sujet, le conseiller du centre-ville, Serge Paquin, estime néanmoins que la Ville doit tenter par tous les moyens de combler les locaux vides de la rue Wellington, notamment par des petites boutiques spécialisées et des cafés. Des participants au colloque ont notamment suggéré de créer un fonds pour aider les commerçants à s'y établir. Mais pour que des petits commerces puissent faire de bonnes affaires au centre-ville, ça prend aussi des gens qui y vivent, a insisté le directeur général de la Corporation de développement du centre-ville, Gilles Marcoux. Trop souvent, a-t-il dit, des commerces sont fermés au beau milieu de la journée, faute de clients. Pourtant, les résidants du centre-ville aiment leur milieu de vie, a constaté la Corporation lors d'un « focus group ». À l'opposé, les Sherbrookois habitant en périphérie pensent que « rien n'a été fait au centre-ville depuis dix ans, qu'il y a encore des problèmes de sécurité et de propreté et que ce n'est pas animé », a indiqué M. Marcoux. Si le centre-ville attire peu les visiteurs, c'est qu'il a encore « l'air d'une banlieue », a pour sa part avancé Michel Zins, président et conseiller principal en développement touristique et commercial de Zins Beauchesne et associés. « Personne ne se déplace pour visiter une banlieue », a soutenu l'expert invité. Selon ce dernier, ils sont encore rares, les visiteurs qui débarquent à Sherbrooke expressément pour profiter des attraits de la ville. En fait, Sherbrooke se compare plus à Laval qu'à Boston ou au Vieux-Québec, a tranché M. Zins. Du nouveau chaque année « Je ne pense pas qu'on peut rendre Sherbrooke trépidante, mais on peut en faire une ville où on peut relaxer, s'amuser et flâner », a ajouté celui qui est à l'origine du plan de développement du quartier Saint-Roch, à Québec. M. Zins suggère que, pour les dix prochaines années, Sherbrooke « offre quelque chose de nouveau chaque année afin que les gens Parmi les commentaires entendus hier, on peut aussi retenir que le centre-ville doit miser davantage sur le fait qu'il est bordé par deux rivières. Auteur : David Bombardier Source : La Tribune, 15 juin 2005, p. A5 |


