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Décembre 2005

L'Outaouais doit miser sur ses rivières, le sport et la culture

L'Outaouais devrait miser davantage sur ses nombreuses rivières pour attirer des visiteurs, en plus de développer le tourisme « sportif » et « culturel », conclut le plan d'action et d'investissement 2006-2008 dévoilé, hier, par Tourisme Outaouais.

Le plan est le résultat d'une consultation auprès de 500 personnes qui ont participé aux diverses consultations et au Forum régional qui se tenait le 19 avril dernier, à Gatineau. Le plan propose aussi de mieux relier les quelque 2700 kilomètres de sentiers - vélo, pédestre, motoneige, ski et autres - qui sillonnent le grand territoire de l'Outaouais et de s'assurer d'une meilleure signalisation.

« Nous avons plusieurs sentiers. Il faut maintenant les animer, les développer et les entretenir », a dit Gilles Picard, directeur général de Tourisme Outaouais. Il est par ailleurs clair, selon lui, que Gatineau a besoin d'un complexe sportif pour lui permettre de développer le tourisme sportif. Cette facette de l'industrie touristique n'est pas négligeable, dit-il.

« Le tournoi midget Kiwanis à lui seul représente 1800 nuitées dans nos hôtels. Et la compétition nationale que les Gymélites accueillent, en fin de semaine, à Gatineau, attirera aussi des gens. C'est une forme de tourisme intéressante. Ça permet aux gens de découvrir la région et de revenir nous voir. »

Jean Thiffault, président de Tourisme Outaouais, estime qu'il faut avant tout s'assurer qu'un futur complexe sportif aura les critères nécessaires pour attirer des compétitions d'envergure nationale et internationale.

Le plan d'action 2006-2008 comprend plusieurs propositions qui ne peuvent pas toutes être réalisées en même temps, prévient par ailleurs M. Thiffault. « Juste pour les sentiers, ça représente un investissement de 12 millions $. »

Quant aux rivières de la région, telles l'Outaouais, la Gatineau, la Lièvre, Dumoine et la Noire, il ne s'agit pas de les développer de façon aveugle. « L'idée, c'est de les mettre en valeur, comme au parc national de Plaisance. Ce n'est pas juste une question de bateaux. C'est une question d'aménagement, de conservation et de dire, on se développe vers les rivières. Dans le Pontiac, par exemple, nous avons de magnifiques rivières, mais nous n'avons pas d'hébergement quatre ou cinq étoiles », dit Gilles Picard.

Marc Carrière, maire de Val-des-Monts et président de la Conférence région des élus (CRÉ) de l'Outaouais, affirme qu'il faut profiter des rivières et des montagnes, mais de façon responsable. « Ça pourrait être de nouveaux services, de nouvelles organisations touristiques qui pourraient être mis de l'avant. Il faut aussi le faire dans le respect des gens qui sont là et dans l'optique du développement durable. La qualité de nos rivières est bonne et il faut la garder. »

L'étude de 60 000 $ a été réalisée par la firme Zins Beauchesne et associés, et financée en partie par le CRÉ, les Centres locaux de développement de l'Outaouais, les municipalités régionales de comtés, la Ville de Gatineau, le fédéral et Québec.

Auteur : Louis Lafortune

Source : Le Droit, 9 décembre 2005, p. 26