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Juillet 2005

Saint-Sacrement s'offre neuf samedis de marché public et d'animation

Un marché public animera le quartier Saint-Sacrement pendant les neuf prochains samedis. Bien que modeste, avec six producteurs et transformateurs, du moins pour le premier samedi, les étals seront pris d'assaut, si on se fie à l'expérience de l'an dernier.

Après quelques années difficiles, les affaires ont repris dans le secteur du chemin Sainte-Foy, près de l'église Saint-Sacrement, analyse Hélène Boutin. Mais le secteur manque d'animation, constate la présidente de l'Association des gens d'affaires de Saint-Sacrement.

Le marché public installé sur le stationnement de l'église Saint-Sacrement sera un satellite du Marché du Vieux-Port, et devrait contribuer à remédier à la situation. L'essai d'un marché un seul samedi, l'an dernier, avait suscité un engouement tel que les quelques vendeurs avaient dû se réapprovisionner en produits à plusieurs reprises au cours de la journée.

L'initiative des gens d'affaires de Saint-Sacrement sourit à la corporation des horticulteurs du marché du Vieux-Port, qui voit là l'occasion pour les producteurs d'augmenter les ventes. La forte fréquentation du Marché du Vieux-Port les fins de semaine, combinée à la popularité touristique du secteur, rend l'accès au marché un peu difficile, constate André Filteau, directeur de la Corporation des horticulteurs. Des minimarchés en périphérie seraient donc une initiative heureuse pour les producteurs, croit-il.

Du potentiel

Une étude sur le potentiel de développement dans la distribution des produits locaux conclut que la région pourrait bien faire vivre cinq marchés satellites sans nuire à ceux du Vieux-Port et de Sainte-Foy. Les arrondissements de Beauport, Charlesbourg, Laurentien, Haute-Saint-Charles et le secteur Saint-Sacrement sont des lieux d'implantation potentiels, selon l'étude de la firme Zins Beauchesne et associés.

Plus les supermarchés grossissent, moins ils transigent avec les petits et moyens producteurs locaux, déplore M. Filteau. Il se dit choqué de constater que les marchés d'alimentation nourrissent de plus en plus les Québécois avec des produits provenant d'aussi loin que de la Californie.

Plusieurs consommateurs québécois pensent comme lui, croit-il, puisque les affaires sont à la hausse d'année en année dans les marchés publics depuis 20 ans. L'avènement de petits marchés publics serait donc une façon de « grappiller » de petites parts de marché aux dépens des géants, de souhaiter M. Filteau.

Auteur : Guy Benjamin

Source : Le Soleil, 21 juillet 2005, p. A11