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Avril 2001
MondialisationLors du Sommet des Amériques, Zins Beauchesne et associés, firme spécialisée en recherche marketing et sociale, a interrogé les Québécois sur leurs opinions concernant le phénomène de la mondialisation et les fusions d'entreprises et sur leurs craintes face à l'avenir.
À la question : « Pensez-vous que la mondialisation de l'économie est une bonne ou une mauvaise chose pour les Québécois ? », 71,6% de la population, soit près de trois Québécois sur quatre, a répondu était une bonne chose. Le sexe, l'âge ou la langue parlée à la maison influencent peu l'opinion des répondants face à la mondialisation. Par contre, plus le niveau de revenu augmente, plus le pourcentage de personnes favorables à la mondialisation s'accroît. En effet, 79,5% des personnes dont le revenu annuel du ménage est de 60 000 $ ou plus disent que la mondialisation est une bonne chose pour les Québécois, contre 62% des personnes qui vivent dans un foyer dont le revenu annuel est de moins de 20 000 $. Étonnamment, il est à noter que les personnes habitant la région de Québec semblent globalement plus favorables à la mondialisation (79,2% pensent que c'est une bonne chose) que les habitants de la région de Montréal (67,6% seulement). Toutefois, à la question « Selon vous, les nombreuses fusions d'entreprises actuelles sont-elles une bonne ou une mauvaise chose pour l'économie du Québec? », les Québécois semblent plus partagés et répondent à 52% que c'est une bonne chose, et à 38% que c'est une mauvaise chose, alors que 9,2% préfèrent ne pas se prononcer. Les Québécois âgés entre 15 et 44 ans sont plus favorables aux fusions d'entreprises (55,3% disent que c'est une bonne chose) que leurs aînés de 45 ans et plus (45,2%). En outre, il faut noter une différence significative selon la langue la plus parlée à la maison : 41,1% des francophones déclarent que les fusions d'entreprises sont défavorables à l'économie québécoise, contre 26% des personnes qui parlent une autre langue. En ce qui concerne le cursus scolaire, les personnes de niveau universitaire sont partagées, à quasi-égalité, entre les défenseurs des fusions d'entreprises au nom de l'économie québécoise (45,7%) et les autres (44,6%). Enfin, les opinions divergent selon le lieu de résidence. Parmi les personnes qui habitent Montréal et ses environs, 54,7% pensent que les fusions sont une bonne chose pour l'économie québécoise, alors que 54,2% des habitants de la région de Québec déclarent que les fusions sont une mauvaise chose. De même, la plus grande crainte des Québécois face à l'avenir est, en premier lieu, l'augmentation de la pauvreté et l'accroissement des inégalités sociales (50%), suivie des catastrophes naturelles et de la pollution (42%). Les personnes âgées de 55 ans et plus se sentent plus concernées par ce problème que la moyenne (56% d'entre eux), alors que les 15-34 ans sont plus inquiets des catastrophes naturelles et des problèmes de pollution de la nature (51% d'entre eux). Ainsi, les Québécois sont globalement pessimistes face à l'avenir : 73% d'entre eux estiment que la crise sociale durera encore longtemps (contre 24 % qui pensent qu'il n'y a plus de crise sociale). |
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